mercredi 6 mars 2013

Bolivie : salar d'Uyuni et Sud-Lipez



Jeudi 28 février, après avoir passé la douane chilienne à San Pedro, nous grimpons en minibus jusqu’à 4500m d’altitude où nous atteignons la douane bolivienne. Là nous attendent les 4x4 boliviens. Nous sommes 18 répartis dans 3 véhicules : une voiture de français, une voiture anglophone et une voiture allemande-japonaise. Notre chauffeur s’appelle Alberto et nous conduira en 3 jours jusqu’au salar d’Uyuni à travers les paysages du Sud-Lipez, parmis les plus beaux des Andes. Notre première journée nous permet de découvrir des endroits magnifiques. Difficile de décrire ces paysages fabuleux, si différents de ceux qu’on peut voir partout ailleurs.
On découvre donc d’abord la Laguna Blanca, puis la Laguna Verde au pied du volcan Licancabur dont la couleur change selon le vent.


Nous poursuivons ensuite notre route vers le désert de Salvador Dali, puis vers le salar de Chalviri, où nous faisons une petite halte pour un bain dans les eaux thermales à 37°C. Génial !

Après une courte halte aux geysers Sol de Manãma, situés à 4860m d’altitude, nous atteignons le point culminant de notre périple, à 4940m avant de redescendre en direction de la très célèbre Laguna Colorada à 4350m où nous passerons la nuit. Nous voici dans la réserve de faune andine « Eduardo Avaroa » créée en 1973 et qui se situe en moyenne à 4300m d’altitude. Le ciel s’est couvert, nous sommes en saison des pluies et il pleut fréquemment à cette période de l’année. Après une pause déjeuner, nous bénéficions d’une heure environ pour admirer le paysage grandiose de la Laguna Colorada. Sa couleur rouge est due aux algues microscopiques qui réagissent à la lumière et qui servent de nourriture aux flamants roses.


Le soir, soirée tranquille, notre superbe journée et l’altitude nous a bien fatiguée.
2ème jour : traversée du désert Siloli, plateaux rouges, marron, puis rien que des pierres gigantesques. On peut grimper aux rochers près de celui qu’on nomme « Arbol de Piedra » (arbre de pierre). Ensuite les lagunes se succèdent les unes après les autres : Laguna Honda, Laguna Hedionda (couleur variable selon l’orientation du soleil), Laguna Canapa.

Après une pause déjeuner, nous poursuivons notre route vers Uyuni. En chemin, nous pouvons observer des champs de Quinoa aux couleurs rouge et jaune, et des paysages superbes le long de la « valle de Rocas ». Nous atteignons vers 16h le village de San Cristobal où nous faisons une halte ; nous sommes bien en Bolivie. Les femmes sont habillées en costume traditionnel et toutes portent de longues tresses. C’est la sortie de l’école, les enfants courent et rient. A 17h30, nous atteignons finalement Uyuni et notre hôtel après un dernier stop au Cementerio de trenes (cimetière des trains).
Samedi 02 mars, départ 5h15 pour le lever du soleil sur le salar d’Uyuni. A 3650m d’altitude, le salar d’Uyuni est un immense désert de sel de 12 500km2, le plus grand du monde. Sur 40m d’épaisseur alternent couches de sel et de glaise. Horizon à l’infini, d’une planéité parfaite, une ligne si droite qu’elle laisse apercevoir la courbe de notre planète. D’après certains experts, sous la croûte de sel gît plus de la moitié de réserve de Lithium du monde (le plus léger des solides). Il est question de l’exploiter mais le site est théoriquement protégé. En saison des pluies, une partie du salar est recouvert par l’eau et une grande partie du salar est inaccessible. Nous ne faisons donc qu’une petite boucle et prenons tout notre temps pour admirer les superbes couleurs du lever du soleil et pour faire une bonne séance photo au milieu de ce gigantesque désert de sel.


Vers 10h30, arrêt à l’hôtel de sel, puis à Colchani où certains profitent d’un petit marché artisanal pour faire quelques achats. Nous rentrons à Uyuni vers 12h. Le groupe se divise, la plupart des gens continuent leur route vers le Nord, nous ne sommes que 3 à rentrer à San Pedro. Nous bénéficions de 3-4h pour flâner dans Uyuni avant de reprendre le 4x4 pour le trajet retour. Avec Anaïs, nous nous promenons dans les différents marchés, dans le centre ville puis prenons dans la rue un double milkshake pour 5Bvs (environ 0,50 euros). Nous reprenons la route à 16h et après 3 heures de piste atteignons notre hôtel à Villa mar. La soirée est courte car le départ le lendemain matin est fixé à 5h afin d’atteindre la frontière Bolivienne à 9h pour faire l’échange de véhicule minibus / 4x4 avec les futurs visiteurs. Encore une belle aventure, de belles rencontres et de superbes images plein la tête !




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mardi 5 mars 2013

Chili : désert d'Atacama



Jeudi 21 février, levée 4h00 pour prendre la navette pour l’aéroport. Atterrissage à Antofagasta à 10h30, après une escale à Iquique. J’enchaine sur un bus et j’arrive à San Pedro à 16h30. A la descente du bus, il fait très très chaud. N’ayant pas réservé d’auberge, j’en trouve une à l’autre bout de la ville, plutôt bon marché et assez spacieuse (grande terrasse, grand salon, lits confortables, grande cuisine, et même piscine !). Je m’apercevrai plus tard que les propriétaires sont exécrables (panneau dans la cuisine indiquant « la casa campestre, le seul endroit à San Pedro où le client n’est pas roi »), les douches froides, la cuisine très souvent en bordel, mais je m’en accommoderai.

San Perdo de Atacama se situe à 2440m d’altitude au cœur d’une oasis perdue en plein désert d’Atacama. Le village est plutôt mignon, avec ses rues piétonnes  en terre, une jolie place ombragée  et sa petite église pittoresque. C’est un endroit idéal pour visiter les merveilles des environs. Ne pouvant pas décaler mon vol pour la Nouvelle Zélande, je me décide à terminer ici mon séjour au Chili en ajoutant une petite escapade de 4 jours en Bolivie. Vendredi 22 février, je visite les différentes agences pour me renseigner sur les différentes excursions, puis je pars faire un tour de VTT en fin d’après midi avec un français rencontré la veille dans les rues de la ville. Nous partons au Nord de la ville à la Pukara de Quitor, forteresse en terrasse dominant le rio San Pedro construite au 12è siècle, puis à la quebrada del Diablo, joli canyon dans lequel on peut se promener.




En rentrant, je m’inscris dans une agence pour aller voir les geysers du Tatio le lendemain. Samedi, levée 3h30, je n’ai quasiment pas dormi car David est arrivé à minuit de Valparaiso et les autres personnes partageant notre chambre sont toutes rentrées se coucher à des heures différentes. En plus je suis enrhumée, la journée promet d’être fatigante. Nous atteignons le site situé à 4320m d’altitude vers 6h du matin, après 96km de route. Après un petit déjeuner dans la cabane à l’entrée du site, nous découvrons les 1ers geysers vers 7h du matin au lever du jour. En effet, c’est le matin très tôt que les geysers sont le plus impressionnant en raison de l’amplitude thermique plus grande. Contrairement à la plupart des geysers, ceux du Tatio sortent de terre en continu comme des fontaines avec une hauteur de seulement 75cm. En revanche il y en a beaucoup, une quarantaine et 60 sources chaudes. Nous nous promenons donc au milieu des geysers et nous découvrons le splendide paysage des steppes de l’altiplano au lever du soleil. C’est magnifique. Nous avons aussi l’occasion de nous baigner dans un bassin chaud, c’est plutôt agréable. Le retour vers San Pedro est super sympa, les paysages sont superbes avec la chaine de volcans enneigés au loin et nous pouvons voir de nombreuses vigognes tout au long du trajet.






Samedi après midi, un couple de français très sympa, Fred et Magalie sont motivés pour aller faire la vallée de la lune en VTT. David (arrivé la veille de Valparaiso) et Sacha (1 autre français) le sont aussi ; je ne peux pas rater cette super occasion. Après une petite sieste (le rhume m’a mis KO), nous partons vers 16h30. La vallée s’étend sur 12,5km (+4km pour l’atteindre de San Pedro). Nous sommes chanceux car il a plu la semaine précédente (ce qui est très rare dans le désert d’Atacama) ce qui fait ressortir le sel de terre et donne de magnifiques paysages rouge et blanc. La lumière du soleil couchant souligne les étranges formations rocheuses et les hautes dunes de sable, on se croirait vraiment sur une autre planète. Nous rentrons à l’auberge vers 20h30 à la tombée de la nuit avec de belles images plein la tête.



Dimanche 24 février : journée de repos bien méritée. A 17h15, nous partons avec David visiter à pied la vallée de la mort, facilement accessible depuis le village. Son nom viendrait d’une déformation de « Valle de Marte » (Mars) pour son relief évoquant la planète rouge. Au cœur de la Cordillera de la Sal, des roches découpées par le vent et des dunes à dévaler (on y pratique le sandboarding). Nous montons jusqu’à un Mirador surplombant toute la vallée, c’est chouette (dommage que l’on puisse l’atteindre en voiture et que des bus de touristes soient présents à notre arrivée). Retour à 20h30 à l’auberge.




Lundi, nous partons vers 9h30 en vélo avec David pour les lagunas Cejar et Piedra. Après un petit détour d’une dizaine de km selon notre estimation (les cartes transmises par les loueurs ne sont pas très claires et le chemin pas toujours clairement indiqué), nous atteignons le site vers 11h30. Il fait déjà très chaud, nous sommes en plein cœur du désert. Nous profitons des lieux pendant 2h environ : nous nous promenons autour de la laguna Cejar aux eaux turquoise laiteuses, puis après un petit casse-croûte, je prends un petit bain bien méritée dans la laguna Piedra dans laquelle on peut se baigner. La sensation est extra, on y flotte aussi bien que dans la mer morte ! Le retour en plein soleil à 14h est difficile, 18km de pistes nous ramènent jusqu’à San Pedro (cette fois nous faisons bien attention à prendre le chemin le plus court) où nous prenons une bière bien méritée.



Mardi 26, nous optons pour une journée plus reposante. Nous partons avec une agence pour visiter le salar d’Atacama, et les lagunes des environs. Départ à 7h au petit matin, nous atteignons rapidement le salar d’Atacama et la lagune Chaxa, composant l’un des 7 secteurs de la Reserva National Los Flamencos. On peut y observer 3 espèces de flamants (en fait seulement 2 en été) : le flamant de James à la livrée très claire et aux pattes rouges, le flamant du Chili aux genoux roses et au bec noir, et le flamant andin aux plumes des ailes rouges et pattes jaunes. Un petit parcours permet de se promener au milieu des concrétions salines du salar, très différent de celui d’Uyuni. C’est le plus grand salar du Chili, il s’étend sur 320000 ha et plus d’une centaine de km. Il a été formé par la condensation du sel contenu dans les eaux de ruissellement souterraines. « L’espace est essentiellement occupé par une croûte de sel  tourmentée, bétonnée par la poussière, formant un relief hostile et chaotique, ou dessinant des vaguelettes rugueuses comme pétrifiées » (extrait du Routard ;-)). Après un bon petit déjeuner, nous repartons en direction des lagunes Miscanti-Miniques, situées à environ 4300m d’altitude. Après 1h30 de route grimpant à travers les steppes sauvages, nous découvrons le lac Miscanti au pied du volcan du même nom, et quelques vigognes. Nous nous promenons pendant une heure et profitons de ces paysages grandioses. Retour ensuite à San Pedro vers 14h30.



Mercredi 27 février. Journée de repos avant mon départ en Bolivie. Je voulais faire l’ascension d’un volcan mais je me suis décidée trop tard (excursion plutôt onéreuse) et je n’ai pas trouvé de tour disponible en dernière minute. Le chili comporte plus de 2000 volcans (dont 47 sont toujours actifs), ce qui représente environ 10% des volcans de la planète. Dans la région, les 2 volcans les plus connus sont le volcan Licancabur, situé à la frontière entre le Chili et la Bolivie et culminant à 5916m et le volcan Lascar (5592m), l’un des plus actifs du Chili ; il a connu plus de 30 éruptions depuis 1850 et des fumerolles s’en échappent en permanence.


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Chili : Santiago & Valparaiso



Samedi 16 février 22h, j’arrive enfin à mon auberge à Santiago après 13 longues heures de bus. C’est soirée barbecue. Après une douche bien méritée je descends sur la terrasse et goûte au Terremoto, célèbre cocktail au Chili (tremblement de terre en espagnol). Le Terremoto est en fait un mélange de vin blanc bon marché avec une boule de glace à l’ananas et du fernet branca (c’est plutôt bon mais paraît-il qu’il ne faut pas en boire de trop).
Le lendemain, je pars visiter le centre ville de Santiago. Il est Dimanche et ce sont les vacances d’été, les rues sont calmes. Je trouve un peu de vie sur la place centrale. Les musées étant gratuits le dimanche je me décide pour aller visiter le musée d’art précolombien, le soit disant plus beau de la ville. Malheureusement il est fermé pour travaux jusqu’au mois de Septembre. Je continue donc vers le marché réputé pour ses poissons et fruits de mer. Construit en 1868, toute la structure métallique a été fabriquée en Angleterre. Je traverse ensuite le parc forestal où les chiliens aiment flâner le week-end et j’en profite pour m’arrêter visiter le musée national des Beaux Arts.


Je me dirige ensuite vers le « cerro Santa Lucia », petite colline en plein cœur de Santiago d’où l’on a une petite vue panoramique de la ville en montant jusqu’à la Torre Mirador. On ne distingue malheureusement pas bien la cordillère des andes car le ciel est nuageux. 

Le soir je m’organise pour les jours à venir : n’étant pas trop motivée pour refaire 24h de bus, je regarde les vols et trouve un billet plutôt bon marché le jeudi pour Antofagasta. Je passerai donc les 3 prochains jours à Santiago / Valparaiso en attendant mon vol.
Lundi 18, départ pour Valparaiso. Au 19è siècle, Valparaiso s’impose comme le principal port du continent car c’est le 1er gros port sur la route des navires qui atteignent l’Amérique du sud par le Cap Horn. L’année 1914, date de l’ouverture du canal de Panama, annonce la fin de l’âge d’or de la ville.
Je ne pose mes bagages que vers 17h après avoir pris un ascenseur pour rejoindre la rue de l’auberge. La ville comporte en effet une quinzaine d’ascenseurs qui datent de la fin du 19è siècle. Classés monuments historiques, 7 sur 15 sont aujourd’hui en fonctionnement.



A peine arrivée à l’auberge, je rencontre un allemand de Hambourg, Christophe, qui me fait une rapide visite des rues autour de l’auberge, dans le quartier conception,  quartier historique. Je poursuis seule ma ballade en flânant dans le quartier, puis je descends jusqu’à la place Sotomayor ; ouverte sur le port elle est entourée des bâtiments officiels comme la palais de justice, l’académie navale, etc… .
De retour à l’auberge, l’ambiance est conviviale, je fais la connaissance de 2 français, David et Yoan. La soirée se poursuit dans un bar avec 3 canadiennes, un chilien, Christophe et Yoan où nous commandons 2 carafes (de 1,5L chacune) de Terremoto pour un prix dérisoire (12 euros). Et je peux le confirmer, en boire un peu trop donne un peu mal à la tête…
Mardi 10h30, je pars avec Jorge pour une visite privée en français de la ville. L’auberge organise en effet pour 6000 pesos (9euros) une visite de certains quartiers de la ville. Yoan qui l’a faite la veille me la recommande. Je suis la seule intéressée  ce matin et Jorge parle un très bon français. J’ai de la chance. Nous partons donc arpenter les collines de Valparaiso pendant 3h30. Super ballade qui me permet de découvrir des endroits où je ne serai jamais allée seule (la ville est réputée pour ses pickpockets et certains endroits sont fortement déconseillés). Le temps est dégagé, depuis l’un des nombreux points de vue sur la ville et la baie, j’aperçois même au loin le sommet enneigé de l’Aconcagua, plus haut sommet d’Amérique culminant à 6962m.




Après avoir visité les cerros Conception, cerros Alegre et les hauteurs de la ville, nous prenons un bus dans la ville basse pour nous rendre dans un quartier récemment « rénové » par un festival de graffitis, le cerro Polanco. En effet, pour remettre un peu de gaieté dans un quartier pauvre de la ville, des tagueurs du monde entier sont  venus repeindre les murs des maisons et depuis les rues sont en cours de rénovation. C’est atypique et plutôt agréable de se balader dans ce quartier. En redescendant, Jorge me fait goûter le « moté con damasco », boisson rafraichissante à l’abricot.




L’après midi, nous partons avec David nous promener le long de la plage au Nord de la ville. Le lendemain matin, je pars me promener dans un autre quartier touristique de la ville, le quartier Bellavista, en pleine expansion grâce au soin apporté à la restauration des maisons.



Je profite également de ce dernier jour au bord de l’océan pour manger au restaurant et goûter au Ceviche (poisson cru mariné avec du citron et des herbes fraîches). J’opte pour le ceviche de reineta, très bon ! Puis l’après midi je reprends le bus direction Santiago car je dois me lever tôt le lendemain pour prendre mon vol direction le Nord du Chili.
 
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