mardi 5 mars 2013

Chili : désert d'Atacama



Jeudi 21 février, levée 4h00 pour prendre la navette pour l’aéroport. Atterrissage à Antofagasta à 10h30, après une escale à Iquique. J’enchaine sur un bus et j’arrive à San Pedro à 16h30. A la descente du bus, il fait très très chaud. N’ayant pas réservé d’auberge, j’en trouve une à l’autre bout de la ville, plutôt bon marché et assez spacieuse (grande terrasse, grand salon, lits confortables, grande cuisine, et même piscine !). Je m’apercevrai plus tard que les propriétaires sont exécrables (panneau dans la cuisine indiquant « la casa campestre, le seul endroit à San Pedro où le client n’est pas roi »), les douches froides, la cuisine très souvent en bordel, mais je m’en accommoderai.

San Perdo de Atacama se situe à 2440m d’altitude au cœur d’une oasis perdue en plein désert d’Atacama. Le village est plutôt mignon, avec ses rues piétonnes  en terre, une jolie place ombragée  et sa petite église pittoresque. C’est un endroit idéal pour visiter les merveilles des environs. Ne pouvant pas décaler mon vol pour la Nouvelle Zélande, je me décide à terminer ici mon séjour au Chili en ajoutant une petite escapade de 4 jours en Bolivie. Vendredi 22 février, je visite les différentes agences pour me renseigner sur les différentes excursions, puis je pars faire un tour de VTT en fin d’après midi avec un français rencontré la veille dans les rues de la ville. Nous partons au Nord de la ville à la Pukara de Quitor, forteresse en terrasse dominant le rio San Pedro construite au 12è siècle, puis à la quebrada del Diablo, joli canyon dans lequel on peut se promener.




En rentrant, je m’inscris dans une agence pour aller voir les geysers du Tatio le lendemain. Samedi, levée 3h30, je n’ai quasiment pas dormi car David est arrivé à minuit de Valparaiso et les autres personnes partageant notre chambre sont toutes rentrées se coucher à des heures différentes. En plus je suis enrhumée, la journée promet d’être fatigante. Nous atteignons le site situé à 4320m d’altitude vers 6h du matin, après 96km de route. Après un petit déjeuner dans la cabane à l’entrée du site, nous découvrons les 1ers geysers vers 7h du matin au lever du jour. En effet, c’est le matin très tôt que les geysers sont le plus impressionnant en raison de l’amplitude thermique plus grande. Contrairement à la plupart des geysers, ceux du Tatio sortent de terre en continu comme des fontaines avec une hauteur de seulement 75cm. En revanche il y en a beaucoup, une quarantaine et 60 sources chaudes. Nous nous promenons donc au milieu des geysers et nous découvrons le splendide paysage des steppes de l’altiplano au lever du soleil. C’est magnifique. Nous avons aussi l’occasion de nous baigner dans un bassin chaud, c’est plutôt agréable. Le retour vers San Pedro est super sympa, les paysages sont superbes avec la chaine de volcans enneigés au loin et nous pouvons voir de nombreuses vigognes tout au long du trajet.






Samedi après midi, un couple de français très sympa, Fred et Magalie sont motivés pour aller faire la vallée de la lune en VTT. David (arrivé la veille de Valparaiso) et Sacha (1 autre français) le sont aussi ; je ne peux pas rater cette super occasion. Après une petite sieste (le rhume m’a mis KO), nous partons vers 16h30. La vallée s’étend sur 12,5km (+4km pour l’atteindre de San Pedro). Nous sommes chanceux car il a plu la semaine précédente (ce qui est très rare dans le désert d’Atacama) ce qui fait ressortir le sel de terre et donne de magnifiques paysages rouge et blanc. La lumière du soleil couchant souligne les étranges formations rocheuses et les hautes dunes de sable, on se croirait vraiment sur une autre planète. Nous rentrons à l’auberge vers 20h30 à la tombée de la nuit avec de belles images plein la tête.



Dimanche 24 février : journée de repos bien méritée. A 17h15, nous partons avec David visiter à pied la vallée de la mort, facilement accessible depuis le village. Son nom viendrait d’une déformation de « Valle de Marte » (Mars) pour son relief évoquant la planète rouge. Au cœur de la Cordillera de la Sal, des roches découpées par le vent et des dunes à dévaler (on y pratique le sandboarding). Nous montons jusqu’à un Mirador surplombant toute la vallée, c’est chouette (dommage que l’on puisse l’atteindre en voiture et que des bus de touristes soient présents à notre arrivée). Retour à 20h30 à l’auberge.




Lundi, nous partons vers 9h30 en vélo avec David pour les lagunas Cejar et Piedra. Après un petit détour d’une dizaine de km selon notre estimation (les cartes transmises par les loueurs ne sont pas très claires et le chemin pas toujours clairement indiqué), nous atteignons le site vers 11h30. Il fait déjà très chaud, nous sommes en plein cœur du désert. Nous profitons des lieux pendant 2h environ : nous nous promenons autour de la laguna Cejar aux eaux turquoise laiteuses, puis après un petit casse-croûte, je prends un petit bain bien méritée dans la laguna Piedra dans laquelle on peut se baigner. La sensation est extra, on y flotte aussi bien que dans la mer morte ! Le retour en plein soleil à 14h est difficile, 18km de pistes nous ramènent jusqu’à San Pedro (cette fois nous faisons bien attention à prendre le chemin le plus court) où nous prenons une bière bien méritée.



Mardi 26, nous optons pour une journée plus reposante. Nous partons avec une agence pour visiter le salar d’Atacama, et les lagunes des environs. Départ à 7h au petit matin, nous atteignons rapidement le salar d’Atacama et la lagune Chaxa, composant l’un des 7 secteurs de la Reserva National Los Flamencos. On peut y observer 3 espèces de flamants (en fait seulement 2 en été) : le flamant de James à la livrée très claire et aux pattes rouges, le flamant du Chili aux genoux roses et au bec noir, et le flamant andin aux plumes des ailes rouges et pattes jaunes. Un petit parcours permet de se promener au milieu des concrétions salines du salar, très différent de celui d’Uyuni. C’est le plus grand salar du Chili, il s’étend sur 320000 ha et plus d’une centaine de km. Il a été formé par la condensation du sel contenu dans les eaux de ruissellement souterraines. « L’espace est essentiellement occupé par une croûte de sel  tourmentée, bétonnée par la poussière, formant un relief hostile et chaotique, ou dessinant des vaguelettes rugueuses comme pétrifiées » (extrait du Routard ;-)). Après un bon petit déjeuner, nous repartons en direction des lagunes Miscanti-Miniques, situées à environ 4300m d’altitude. Après 1h30 de route grimpant à travers les steppes sauvages, nous découvrons le lac Miscanti au pied du volcan du même nom, et quelques vigognes. Nous nous promenons pendant une heure et profitons de ces paysages grandioses. Retour ensuite à San Pedro vers 14h30.



Mercredi 27 février. Journée de repos avant mon départ en Bolivie. Je voulais faire l’ascension d’un volcan mais je me suis décidée trop tard (excursion plutôt onéreuse) et je n’ai pas trouvé de tour disponible en dernière minute. Le chili comporte plus de 2000 volcans (dont 47 sont toujours actifs), ce qui représente environ 10% des volcans de la planète. Dans la région, les 2 volcans les plus connus sont le volcan Licancabur, situé à la frontière entre le Chili et la Bolivie et culminant à 5916m et le volcan Lascar (5592m), l’un des plus actifs du Chili ; il a connu plus de 30 éruptions depuis 1850 et des fumerolles s’en échappent en permanence.


Lien photos :
https://plus.google.com/photos/116082462808399450718/albums/5851937158390141377?authkey=CKTN3Y6cxKLVpgE

1 commentaire:

  1. Oui, c´était grandiose : ballades, paysages, rencontres, sans oublier la biquette de l´auberge ;-)David

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